

Les travailleurs
de l'industrie du coton terminent une grève victorieuse
Les travailleurs de l'industrie du coton de Bagdad ont terminé
une grève qui a duré trois jours, du dimanche 2 au mercredi
5 novembre. Le mouvement a commencé par une manifestation contre
la mauvaise conduite du directeur de la compagnie, qui refusait de
payer une journée de travail supplémentaire et les allocations
d'urgence, et e remplacer les chefs de départements de la compagnie.
Le matin du 3 novembre, les représentants du syndicat nouvellement
élu ont tenu des négociations avec le manager, à
la demande des travailleurs. Comme d'habitude, le directeur, soutenu
par un groupe de privilégiés et d'opportunistes, a refusé
leur demande. Un supporter du directeur a attaqué verbalement
les représentants syndicaux et essayé de les attaquer
physiquement. Outragés par cette conduite envers leurs collègues,
les travailleurs ont défilé et chanté des slogans
demandant le remplacement de la direction, l'augmentation des salaires
et l'élection de nouveaux chefs de départements.
Les grévistes se sont rassemblés en face du bureau du
directeur général. Ce dernier a demandé à
rencontrer les représentants des travailleurs. Dans la rencontre,
il a promis de donner une réponse à leurs revendications
dans deux jours. Cependant, la grève a continué jusqu'au
lendemain, le lundi 3. Des travailleurs en colère ont fermé
le portail et empêché les camions chargés de quitter
l'usine.
La tension a continué jusqu'au mardi 4 novembre, la date de
la rencontre suivante entre les représentants des travailleurs
et la direction. Le mardi, alors que les représentants attendaient
cette rencontre, quelques supporters du directeur, encouragé
par le chef du département Filature, ont organisé une
manifestation en soutien au directeur. Cette manifestation a amené
40 personnes, y compris la sécurité et la police d'intervention.
Plusieurs travailleuses ont été maltraitées et
forcées à participer à cette manifestation. Immédiatement,
des centaines de travailleurs se sont rassemblés devant le
bureau du directeur général pour une contre-manifestation,
demandant le remplacement du directeur et des réponses aux
revendications des ouvriers.
Rapidement, un autre round de négociation s'est tenu. Le directeur
général accepta de remplacer le directeur de la compagnie
par un référendum général, de réduire
la semaine de travail à 3 jours dans les départements
où la production était stoppée, de payer les
allocations d'urgence, de changer les gardes de la sécurité
et la police d'intervention, et de lancer des élections pour
remplacer les chefs de tous les départements.
Les travailleurs ont refusé d'attendre les dates des élections
décidées par le directeur général. Ils
ont attaqué le bureau du directeur et lui ont dit de quitter
son bureau et le boulot. Le mouvement a continué jusqu'à
ce que le directeur soit dans sa voiture et quitte la compagnie. Le
mercredi 5, tous les départements sauf le département
Filature n° 3, reprirent le boulot. Dans ce département,
les travailleurs se sont mis en grève pour le remplacement
du chef de département qui était en vacance. Ils ont
repris le travail quand ils ont été sûrs que le
directeur de la compagnie et le chef du département Filature
avaient quitté la compagnie.
Les représentants du syndicat ont décidé de payer
les salaires des travailleurs sur les profits de la compagnie en supervisant
la vente de certains produits. Ensuite, les travailleurs ont repris
le travail après avoir remporté la victoire pour leurs
revendications. La grève signale un nouveau cours dans le développement
du mouvement de protestation ouvrière en Irak.
Par le journaliste de Shoayiah al-Omalia (Communisme ouvrier),
le journal central du Parti communiste-ouvrier d'Irak.
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