Le militant communiste ouvrier Mohammad Abdul
Rahim a été assassiné
19 juillet 2004 - Imprimer -
Mohammad
Abdul Rahim, militant du Parti communiste des travailleurs, a été enlevé le 18 juillet, à Kut. Son
corps vient d’être retrouvé,
à proximité de la frontière iranienne. Quelques jours plus tôt, il avait reçu des menaces du ‘Conseil suprême
de la révolution islamique
en Irak’, une organisation islamiste.
Mohammad
était un poète,
très populaire parmi les travailleurs et les intellectuels dans sa ville de Kut,
située sur les bords du
Le ‘Conseil suprême de la révolution islamique’ en Irak lui avait publiquement
intimé, quelques jours avant son enlèvement, de cesser toute activité militante. Ils refusent aujourd’hui toute déclaration sur ce sujet, mais
le corps de Mohammad a été retrouvé
sur la route employée par
les troupes de cette organisation vers
leurs bases arrières en
L’un des principaux
mouvements religieux shiites, le ‘Conseil suprême de la révolution islamique’ en Irak, est un allié
de très longue date de la république islamique d’Iran, qui le soutien financièrement. Ses
troupes, composées de plusieurs
milliers de soldats, y ont installés leurs
camps, et le quartier général
est situé à Téhéran. Son armée s’est révélée
inefficace en 1991 lorsqu’elle
a tenté de pénétrer en Irak à la faveur
de la guerre du Golfe.
Par contre, l’une de ses composantes,
le Daawa, est connu pour disposer de cellules terroristes
performantes.
Cette organisation, quoique bénéficiant de bonnes relations avec les USA - notamment
en raison du soutien qu’elle a apporté aux partis nationalistes au pouvoir au Kurdistan depuis 1991
- a initialement de participer
au Conseil intérimaire de gouvernement, avant de changer brutalement de position et d’obtenir
le poste de ministre de la jeunesse et des sports. Ses troupes doivent prochainement intégrer dans la nouvelle armée irakienne et dans la police.
Le
Parti communiste des travailleurs a déclaré que ce geste barbare et la brutalité des groupes islamistes n’arrêteraient pas son
action pour la liberté et l’égalité,
et que ceux qui s’attaqueraient à ses militants le feraient à leurs risques
et périls.