Répression sanglante de la grève des ouvriers textiles à Kut

(29 décembre 2004)- Imprimer

Les méthodes fascistes de répression violente du régime Baas sont encore les bienvenues ; et c’est par elles que la nouvelle autorité irakienne répond aux revendications des travailleurs en Irak.

Alors que des milliers d’ouvriers de l’industrie textile, dans la cité irakienne de Kut, ont demandé la hausse de leurs primes de risque, qui sont pour l’heure triviales et sans rapport avec le danger réel que les travailleurs encourent dans ce secteur les normes de sécurité ne sont pas respectées, l’administration a recouru aux basses manœuvres, a menti et a menacé d’emprisonner les ouvriers et d’éliminer les militants.

Les ouvriers demandaient 12.000 dinars irakiens comme prime de risque, tandis l’administration tentait d’en réduire le montant.

Les ouvriers ont organisé un rassemblement contre ces mesures et ont demandé au directeur quelle personne clef se cachait derrière la mauvaise conduite de l’administration. Ce directeur, en collaboration avec le gouverneur de la ville, a appelé des groupes armés pour en finir avec la protestation. Des groupes d’hommes armés et masqués, prétendument des Gardes Nationaux, ont pillé le lieu, et ont commencé à tirer sur les travailleurs désarmés, blessant quatre ouvriers et arrêtant onze autres, qui ont été relâché après interrogatoires.

De tels incidents se déroulent alors que le Ministère de l’Industrie, et sa récente circulaire, interdisent aux travailleurs l’établissement de leurs organisations syndicales et toute activité syndicale.

Au lieu d’être inculpé, le directeur, M. Abdulla Alrawi, fut transféré au quartier général du Ministère. En supprimant les droits syndicaux en Irak, le ministère et l’actuelle autorité remettent au goût du jour les méthodes fascistes de terreur et de déni des libertés publiques de l’ancien régime, alors qu’ils abreuvent le peuple, dans le même temps, de bonnes paroles sur la démocratie et les élections.

Nous appelons les organisations syndicales, ouvrières, et des droits de l’homme, tout autour du monde, à soutenir les travailleurs en Irak et leur organisation, la Fédération des Syndicats et Conseils ouvriers en Irak (FSCOI), qui est considérée comme illégitime et illégale par les autorités, qui tentent d’emprisonner ses activistes.

La réponse des travailleurs à cette répression sera la généralisation de leur protestation, pour imposer la satisfaction de leurs revendications à l’autorité fantoche appuyée par l’occupation.

La FSCO reste en première ligne de la lutte des ouvriers pour leurs justes revendications. Elle invite les ouvriers à élargir et à généraliser leur mouvement de protestation contre les autorités, qui ne comprennent aucun autre langage.

Longue vie au mouvement ouvrier ! Longue vie à la liberté !

FWCUI-29.12.2004