Nos différences avec la Confédération irakienne des
syndicats (IFTU)
(26 février 2005)-
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Par Aso Jabbar* - Janvier 2005
La Fédération des conseils ouvriers et des syndicats en Irak
a catégoriquement condamné l’attaque terroriste contre les membres de l’IFTU et
le meurtre de Hadi Salih, représentant international de l’IFTU. Ce sont des attaques terroristes contre des civil-es,
qui doivent être condamnés. En dépit de notre
condamnation, nous avons des différences sérieuses avec l’IFTU, qui ne sont pas
évidentes pour tout le monde à l’étranger.
Certaines de ces différences sont :
1. l’IFTU
est soutenue par le Parti communiste irakien, qui était membre du Conseil de
gouvernement provisoire puis du gouvernement intérimaire irakien. Il collabore totalement avec la coalition menée par les
Le Parti communiste irakien a
toujours soutenu toutes les politiques adoptées par l’autorité locale et les Etats-Unis
en Irak c’est-à-dire, l’occupation militaire de l’Irak, les résolutions de
l’ONU en vue de la guerre et de l’occupation, et toutes les résolutions passées
par le conseil de gouvernement provisoire et le
gouvernement intérimaire, la mascarade devant être entérinée sous le nom
d’élection, le fédéralisme ethnique pour l’Irak, et l’arrivée au pouvoir
d’organisations islamiques et fascistes, etc.
L’IFTU a été reconnue par le
gouvernement intérimaire en tant que représentante officielle et légale des ouvriers et des ouvrières en Irak et elle
reçoit une énorme quantité d’aides financières de la part du pouvoir pour son
soutien indéfectible à la CIG et à l’IIG. Il n’y a eu aucune vraie tentative de
la part de l’IFTU pour être reconnue par le gouvernement intérimaire irakien,
mais ce gouvernement fonctionne ainsi, parce qu’il a besoin de ce syndicat
comme instrument pour soumettre les ouvrier-es et pour proscrire tout autre
syndicat indépendant. Son commanditaire, le Parti communiste
irakien n’a pas condamné la deuxième Guerre du Golfe en 1991 avec l’illusion
que l’Amérique libérerait l’Irak de Saddam Hussein. Elle n’a pas
condamné l’embargo économique au début et a seulement
annoncé une opposition modeste à ce génocide à la fin, quand les forces
progressistes et à moitié progressistes ne sont pas demeurées silencieuses.
2. L’IFTU représente le
gouvernement et les patrons dans toutes les
négociations avec les ouvrier-es. Son principal rôle est
de mettre en application les politiques du Parti communiste irakien, du
Gouvernement intérimaire et des autorités d’occupation. Elle
approuve les politiques du Gouvernement intérimaire irakien concernant les
ouvrier-es. L’IFTU n’a jamais soutenu la Fédération des Conseils
ouvriers et des Syndicats en Irak (FCOSI) ou le Syndicat des chômeurs et des
chômeuses ; comme elle n’a jamais soutenu les syndicats indépendants en
Irak comme c’est le cas de la Compagnie Pétrolière du Sud, qui n’est ni une
filiale de l’IFTU ni de la FCOSI. Dans de nombreuses actions de protestation,
elle s’est tenue du côté de la direction et du
gouvernement. Par exemple, elle n’a pas condamné l’attaque
sanglante menée par la police irakienne contre les ouvriers du textile à Kut.
Elle a refusé d’envoyer un message de soutien à
Bassora pour la conférence syndicale. elle a refusé de
signer notre plainte à l’Organisation International du Travail (OIT) contre la
décision du gouvernement d’interdire tous les syndicats excepté l’IFTU. Elle a refusé de soutenir la loi que nous avons proposé sur
l’organisation du travail. Nous leur avons demandé de ne pas s’opposer aux
ouvriers et aux ouvrières dans leurs luttes, ni contre
leurs justes revendications, mais illes ont toujours soutenu les intérêts des
patrons, de l’administration et du gouvernement.
Regardez leur page Web, vous
ne trouverez aucune nouvelle sur les grèves ou sur les actions de protestation
des ouvrier-es, qui sont constantes maintenant en Irak .
Dans toutes ces actions de protestations et de grèves
ouvrières, l’IFTU a été une organisation marginale et dans de nombreux cas, les
ouvrier-es n’ont même pas distingué les représentant-es de l’IFTU de
l’administration et des patrons. Lors de la grève des ouvriers dans l’industrie
des produits pétrochimiques et plastiques de
C’est la
réalité d’IFTU. Le gouvernement intérimaire l’a
consciemment reconnu comme le seul syndicat légal parce qu’ils ont besoin
d’elle pour contrôler la contestation de la classe ouvrière et pour limiter les
effets de leurs grèves et protestations. L’IFTU a pour
dessein de maintenir le mouvement ouvrier derrière leurs politiques de
collaboration avec l’occupation. Les Etats-Unis et les forces
réactionnaires groupées dans le gouvernement intérimaire irakien luttent pour
commander le mouvement ouvrier en Irak et le détourner de la lutte sur des
bases progressistes. Cette voie unique ne fait qu’approfondir les divisions
ethniques et religieuses entre les ouvrier-es. L’IFTU est conforme avec toutes ces politiques réactionnaires.
La classe ouvrière lutte
contre ces politiques et pour améliorer ses conditions
de vie. Nous sommes au cœur de cette lutte ; en
organisant, en menant et en guidant les ouvrier-es alors qu’illes défendent les
employeur-es, les directions et les administrations. Nous savons très bien que
la classe ouvrière pourrait être très puissante et forte et qu’elle pourrait
décider d’un futur meilleur en prenant la parole, si nous réussissons à mener à
bien nos projets, alors que si leur ordre du jour l’emporte, la classe ouvrière
sera encore plus marginalisée et son exploitation sera intensifiée.
3. De notre point de vue
l’occupation est la source de tous les problèmes en
Irak et sans la fin de celle-ci, aucune amélioration de la situation
désastreuse en Irak n’est envisageable. Par conséquent, il
est tout à fait crucial que les Irakien-nes mettent un terme à l’occupation en
Irak par leur luttes indépendantes et progressistes. Nous accueillons toutes
les forces en Irak et à l’étranger qui soutiennent et
participent à la réalisation de cette tâche. Il est
crucial également que nous critiquions fortement celles et ceux qui collaborent
avec les Etats-Unis et qui se tiennent contre les tentatives de pousser les
forces d’occupation à partir d’Irak. D’autre part, nous tou-tes connaissons la
position du Parti communiste irakien et de l’IFTU sur
l’occupation. Nous tou-tes, nous nous rappelons le sale rôle qu’ont joué les
représentants d’IFTU lors de la conférence du Parti travailliste britannique
pour convaincre les délégué-es des syndicats de ne pas soutenir un retrait
rapide des forces du Royanme-Uni d’Irak. Ce seul exemple est
suffisant pour comprendre qui est ce groupe et qu’il trompe le mouvement
ouvrier en imposant son calendrier.
Si nous examinons les
commentaires faits par Abdulla Muhsin, représentant international de l’IFTU le
25 août 2004, pour la Fédération irakienne des syndicats (IFTU) : (Cf.
"L’histoire et nos futures tâches", article de Abdullah Muhsin, en
tant que représentant de l’IFTU au Royaume Uni. Il dit à propos su Syndiact des
chômeurs et des chômeuses en Irak - qui s’appelle maintenant Fédération des
Conseils et des syndicats ouvriers en Irak « Comme beaucoup d’autres
mouvements formés à Bagdad à la suite de la chute du régime de Saddam, il a
gagné une notoriété internationale suite aux manifestations organisées en face
des bureaux de Paul Bremer. Mais l’UUI est vraiment
une organisation mise en avant par le petit Parti communiste-ouvrier en Irak. Il a très peu d’appui parmi les travailleurs-es irakien-nes.
En fait ce syndicat avait disparu de la scène
politique et industrielle du
Ces propos tenus par l’IFTU
sont répugnants et complètement conformes avec les
positions des partis nationalistes kurdes (UPK, PDK), le Parti communiste
irakien et les groupes islamistes au sein du Gouvernement intérimaire. Abdulla
Muhsin n’a aucunement le courage de parler des politiques et
des pratiques de l’UUI et de la FCOSI, mais essaye de tout traîner dans la
boue. Ces commentaires ont pour objectif de déprécier l’UUI et
les justes revendications des sans-emplois. Il y a des
millions de personnes sans emploi en Irak vivant avec leurs familles dans une
situation désastreuse connaissant la faim, la privation, le manque de services
de santé et ainsi de suite. N’importe quel mouvement social
sérieux devrait avoir une réponse à ces problèmes. Nous étions le
premier groupe de travail qui a organisé les sans-emplois en Irak pour répondre
à leur demande : c’est-à-dire un travail ou des
indemnités chômage. L’UUI est une tentative pour
répondre à un problème qui pèse énormément dans la balance et a eu beaucoup de
succès à cet égard. Nous avons organisé de multiples actions de protestation
devant le CPA, notamment 45 jours de sit-in. Nous avons été attaqué-es par le
groupe islamiste de Moqtada Al-Sadr à Nasiriryiah et par les forces américaines
à Bagdad. À trois reprises, nos chefs et membres ont
été arrêté-es et torturé-es par des forces américaines. Dans
beaucoup de manifestations, les forces américaines et irakiennes ont tiré sur
les manifestations paisibles de l’UUI, tuant et blessant des chômeurs-es sans
défense.
Dans tous ces incidents,
l’IFTU a gardé le silence, elle a témoigné son indifférence et
a préféré dévaloriser la lutte héroïque de l’UUI. Tandis que des centaines de
syndicats et de militant-es progressistes dans le
monde entier ont protesté contre ces brutalités et ont soutenu les
revendications de l’UUI, l’IFTU a soutenu les politiques des forces américaines
et le gouvernement irakien d’intérim contre l’UUI. En s’opposant à l’existence et à la lutte de l’UUI, l’IFTU a pratiquement incité les
groupes réactionnaires contre l’UUI.
Au Kurdistan irakien, nous avons organisé les chômeurs-es au
sein de l’UUI - Kurdistan irakien depuis 1992 et nous avons eu de sérieuses
confrontations avec les partis kurdes au pouvoir. Des responsables reconnus de
l’UUI ont été tués comme Baker Ali par l‘UPK et Nazir Omer par le PDK. Dans des
dizaines de cas des centaines de membres de l’UUI au Kurdistan ont été
arrêté-es et torturé-es par l’UPK et le PDK. Après la guerre civile en 1994
entre l’UPK et le PDK dans le nord du Kurdistan, l’UUI a été affaibli, mais
nous n’avons pas disparu du nord. Nous avons ont été attaqué-es, arrêté-es,
torturé-es et tué-es par des milices kurdes. Le Parti
communiste irakien fut comme d’habitude au service des autorités locales,
celles de l’UPK et du PDK. Ces partis sont bien connus
pour leurs politiques nationalistes et réactionnaires
et leur collaboration avec les forces dominantes même si elles sont
réactionnaires. L’IFTU nous accuse de sectarisme, mais
elle néglige notre lutte implacable contre les partis kurdes au pouvoir. Selon elle, ce sont nous qui sommes
sectaires, mais les partis nationalistes kurdes qui ont tué des manifestant-es
et des chômeur-ses sans défense et tué des milliers de personnes dans leur
guerre interne et plus de 9000 femmes (crime d’honneur) sont des démocrates et
des chics types ! Pendant une décennie le Parti communiste irakien a
soutenu les politiques de l’UPK et de PDK contre l’UUI au Kurdistan. Dans les
conditions effroyables en Irak, il n’a pas été facile pour nous d’organiser
plus de 350.000 membres au sein de l’UUI dans 7 des principales villes du pays
et il n’y a rien de moins injuste que d’écarter l’UUI comme une organisation
sectaire. Pour une personne neutre, la question est : il existe en Irak
l’UUI, luttant pour les revendications des sans-emplois en Irak, elle est
indépendante de toutes les organisations participant au gouvernement
intérimaire et des forces am&ricaines. Elle lutte
contre l’occupation et la résistance
islamo-ethnocentrique. Elle lutte pour un gouvernement
et une constitution laïque, pour la liberté d’organisation et de parole. Elle
travaille dur pour élever la conscience des ouvrier-es et
pour encourager les sans-emplois à améliorer leurs conditions de vie. Comment
traitons-nous cette organisation ? Les chefs de
l’IFTU pense que l’UUI était juste une campagne de propagande et une tentative
d’exploiter le ressentiment contre les troupes d’occupation en Irak mais ceci
prouve leur ignorance sur ce sujet et leur cécité quant aux conditions
désastreuses de vie des sans-emplois et sur la situation du mouvement ouvrier
en Irak.
Les responsables de l’IFTU clament
que la FCOSI est un autre nom pour l’UUI. Pour eux,
toute organisation, qui est "illégale" et
non autorisée par le gouvernement d’apparat, n’existe pas. S’il n’y avait pas
la "notoriété" de l’UUI comme Abdulla Muhsim l’écrit, ils auraient nié que l’UUI existe aussi bien. Ils ignorent volontairement ou s’opposent aux autres
tendances à l’intérieur du mouvement ouvrier. Cependant, l’histoire de ces deux
dernières années a prouvé que le mouvement ouvrier en Irak est
un véritable mouvement porteur d’une énorme énergie, de capacités de luttes, et
que de nombreuses tendances existent au sein du mouvement ouvrier irakien, et
que l’UUI et la FCOSI y représentait les organisations les plus militantes.
Les
responsables de l’IFTU clament également que l’UUI ou même la FCOSI sont des
organisations de façade du "petit" Parti communiste ouvrier en Irak.
C’est une évaluation très superficielle et malhonnête
du mouvement ouvrier en Irak et de leurs syndicats indépendants. Cela a
toujours été la propagande vicieuse de ces réactionnaires contre le PCOI et l’UUI. Le but de cette propagande est
clair, il veut inciter les islamistes contre les activistes de l’UUI et de la
FCOSI, empêcher finalement l’organisation des travailleurs-ses et justifier
l’oppression par leur gouvernement fantoche. Comme partout ailleurs, il y a en Irak des partis politiques et il y a des
syndicats, et les gens ont le droit de joindre ces partis et d’être en même
temps des membres ou des représentant-es syndicaux. Seulement le PCOI soutient
l’UUI et la FCOSI et donc il n’y a rien d’étonnant si
les gens joignent le PCOI d’une part et l’UUI et la FCOSI d’autre part.
D’autres partis sont inhumaines qu’ils passent des alliances avec les forces
d’occupation américaines et l’islam politique ou avec
la résistance islamiste anti-ouvrière, ethnocentrique et misogyne.
Ils veulent déprécier notre lutte en disant le PCOI est une
petite organisation. Pourtant, qu’est-ce que les
ouvrier-es pourraient faire avec un parti "énorme" comme le Parti
communiste irakien qui collabore avec l’occupation des USA et l’Islam politique
et dont le seul lien existant avec le communisme ouvrier est son nom ?
Est-ce que les ouvrier-es irakien-nes ont oublié la coalition entre le Parti
communiste irakien et le parti Baas entre 1970-1978 qui s’acheva par des
massacres par milliers de dirigeant-es syndicaux, de syndicalistes et
d’ouvriers en Irak ? Notre problème est que le
Parti communiste irakien et son secrétaire général sont membres du gouvernement
intérimaire et qu’ils sont amis avec des gens comme Paul Bremer, Alawi et même
Blair ou Bush. Si l’on excepte l’UUI et la FCOSI, est-ce que le PCI a soutenu
les revendications des ouvrier-es, des sans-emplois, des femmes et de la
jeunesse en Irak ? Laissez-moi poser aux
responsables de l’IFTU et du PCI quelques questions :
Qu’est-ce que l’occupation a fait de bon pour la population en l’Irak ?
Que peut donner de bon un gouvernement ethnique et religieux, un fédéralisme
ethnique, la peine de mort, les résolutions de l’ONU, l’islam politique et la
charia, ou les anciens Baassiste à la population en Irak ?
Qu’y a-t-il de bon dans la résolution 16, qui légitime l’IFTU et proscrit tout
autre syndicat indépendant ? Pourquoi l’IFTU
soutient-elle toutes ces politiques ?
Le PCOI soutient
politiquement et matériellement l’UUI, la FCOSI et d’autres syndicats
indépendants parce qu’il croit que la place des ouvrier-es en Irak devrait être
indépendante de la bourgeoisie, celle des patrons et du gouvernement.
La question ici n’est pas de
savoir si le PCOI est petit ou grand. La question est de savoir quelles sont les politiques du PCOI envers le
mouvement ouvrier en Irak et quelles perspectives sont proposées à la classe
ouvrière. Pourquoi Abdulla Muhsin ne parle pas de cela ?
Pourquoi n’a-t-il pas le courage de parler de nos politiques ?
Cela mettrait trop en évidence la distance qui sépare l’IFTU et
le PCI de la classe ouvrière. Par conséquent, il est
plus facile de calomnier toutes les forces des progressistes en des termes
qu’ils ont appris de leurs maîtres comme petit, ultra-gauche, extrémiste et
ainsi de suite. L’IFTU est fière, parce qu’il fut un
temps où le Parti communiste irakien fut un grand parti, mais ils ne veulent
pas parler des catastrophes que leurs politiques ont provoqué au sein de la
classe ouvrière irakienne. Maintenant, nous devons seulement nous rappeler que
le PCI est membre du gouvernement fantoche avec
d’autres « résidus » sponsorisés par la CIA.
Aujourd’hui, le PCI et l’IFTU
agissent encore en tant qu’outils pour soumettre les intérêts de la classe
ouvrière aux intérêts des Etats-Unis, du gouvernement fantoche, de l’islam
politique, des nationalistes et des patrons en général. Combien d’actions de
protestation ont été plombées par l’IFTU ? Laissons Abdulla Muhsin y répondre en n’en mentionnant n’en
serait-ce qu’une. Je ne peux pas donner un
meilleur exemple. Nous sommes fier-es d’être au cœur des protestations du
mouvement ouvrier et de voir que pas un jour ne s’écoule sans que nos
militant-es n’organisent et ne mènent une action de
protestation ou de grève en faveur des revendications ouvrières. En fait, tous
nos syndicats ont été établis pendant des actions de protestation ou de grève et pas de manière bureaucratique comme l’IFTU. Récemment
nous avons établi un conseil ouvrier dans l’industrie
des produits pétrochimiques et plastiques à
Qu’est-ce qu’Abdulla Muhsin
et ses collègues disent au sujet de la conférence ouvrière de Bassora ? Comment se sentent-ils alors qu’une
conférence où 350 militant-es syndicaux issu-es de différentes industries du
sud de l’Irak s’est tenue dans une ville dominée par leurs ami-es, les groupes
de l’islam politique soutenus par l’Iran et les forces britanniques tandis que
les membres de l’IFTU et du PCI crient "Allahu Akabar" avec les
groupes islamiques, qui terrorisent tous ceux et toutes celles qui ne veulent
pas faire partie d’une petite organisation sectaire. De tels agissements
s’effectuent, alors que nous ne recevons aucun fond de la part des
gouvernements et que nous n’avons même pas un bureau
dans la capitale. En
dépit des problèmes financiers, nous éditons maintenant un journal, qui est le
premier journal indépendant pour les ouvrier-es et fait par des ouvrier-es en
Irak. Nous existons et nous sommes
en activité dans tout l’Irak. Regardez les vagues de protestations ouvrières à travers le pays pour comparer les positions de l’IFTU et
celles que la FWCUI soutient.
Les responsables et les membres d’IFTU étaient également parmi ces forces
irakiennes qui ont reconnu les fameuses élections en Irak, et leurs
représentants en Irak et l’étranger ont encouragé les gens et les ouvrier-es à
prendre part aux élections. Nous voyions ainsi Abdulla Muhsin à Euro News
qui se félicite de l’élection et essaye de la présenter comme un processus
libre et démocratique en Irak, alors qu’il est évident de constater que, sous
l’occupation militaire de l’Irak et des milices armées des groupes islamiques
et ethniques, comment une élection pourrait être libre ?
Ceci ne signifie pas que nous
ne sommes pas prêt-es à travailler avec l’IFTU et le
PCI s’ils acceptaient nos principes. Ces principes n’ont rien à faire avec le
PCOI et peuvent être brièvement récapitulés :
La liberté pour l’Irak et la
lutte contre l’occupation et les syndicats de l’Islam politique, la
construction de syndicats indépendants du gouvernement et des employeurs, la
liberté de parole et d’organisation, le soutien des revendications et
manifestations ouvrières, un code du travail progressiste, la lutte pour la
laïcité et un gouvernement laïque, le boycott des prochaines élections en Irak
en janvier 2005 qui vise à légitimer l’occupation de l’Irak par un gouvernement
pro-américain et de tout ce qui en découlera.
* Aso Jabbar est représentant à l’étranger de la Fédération
des Conseils Ouvriers et des syndicats irakiens (FWCUI)