La Fédération Irakienne des Syndicats (IFTU) aide le gouvernement Alawi à en finir avec les protestations ouvrières

(15 janvier 2005)

Bien que les dirigeants de la Fédération Irakienne des Syndicats (IFTU) et ses représentants se posent en défenseurs des droits ouvriers et de la liberté syndicale, les activistes du Syndicat de la Mécanique, une branche d’IFTU dans la Compagnie des Manufactures Pétrochimiques et Plastiques, ont tenté d’empêcher les travailleurs d’établir leurs propres syndicats et d’élire leurs vrais représentants.

En collaboration avec l’administration de cette compagnie, ils ont agité des menaces d’emprisonnement et de mort contre les ouvriers pour les obliger à terminer une grève organisée plus tôt ce mois. Ils ont justifié ces actions oppressives en se référant aux résolutions du gouvernement Alawi, qui interdisent les activités syndicales libres en désignant IFTU comme syndicat légal unique.

Ce syndicat a publié des cartes syndicales et a forcé les travailleurs à les prendre et à payer des cotisations, en les déduisant directement de leurs salaires, alors que ce même syndicat s’oppose aux travailleurs et défend l’administration.

Ce syndicat a aussi ordonné aux travailleurs qui ont participé à la grève de payer 8 millions de dinars irakiens en compensation à la compagnie pour ses pertes, ou à faire face à la répression.

Les véritables syndicats ne devraient être formés par Iyad Alawi , et ne devraient attendre de permission de son gouvernement. Les actes des syndicats gouvernementaux sont des violations illégales des drois ouvriers. Ils constituent une reproduction des traditions fascistes utilisées contre les travailleurs irakiens depuis des décennies.

Il est utile de mentionner que les travailleurs des Manufactures Pétrochimiques ont formé leurs propres syndicats et élu leurs représentants. Plusieurs travailleurs ont rejoint ce nouveau syndicat et empêché le syndicat gouvernemental de l’administration de continuer à mettre en oeuvre ses activités.

Ces violations des droits ouvriers doivent s’arrêter et les autorités ne doivent plus être autorisées à interférer dans les affaires des travailleurs. IFTU agit comme un appareil du gouvernement plutôt que comme un représentant des travailleurs ; même s’il tente d’apparaître comme un défenseur des libertés syndicales et des droits des travailleurs devant la communauté internationale. Il ne doit pas être autorisé à imposer les résolutions d’un gouvernement illégitime.

Fédération des Syndicats et Conseils Ouvriers d’Irak (FSCOI)

10 Janvier 2005