
Conférence pour la reconstruction d’une
Société Civile en Irak
(14 septembre
2004)-
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Document final adopté
par la Conférence pour la Reconstruction d’une Société Civile
en Irak
L’Irak est
devenue le centre d’une
guerre internationale. Cette
guerre a enflammé la région entière, et a sévèrement détérioré les
conditions de sécurité de la société
irakienne, et tous les pilliers essentiels de la vie des
personnes en Irak. Tous les jours, une masse de civils qui n’ont aucun intérêt
dans cette guerre, tombent, victimes de ce conflit
sanglant. Le terrorisme et les opérations terroristes se sont transportés dans les lieux de vie et de travail du peuple, dans tous
les pores de la société. La pauvreté,
les privations, le chômage massif sont
d’autres manifestations de la désintégration
de la société civile en Irak. Des millions de sans-emploi
sont écrasés par la famine et par l’absence d’espoir de se tirer de cette situation.
Les libertés politiques et civiles
sont également menacées. La violation des droits
basiques des masses - comme
la liberté d’expression, la
liberté de s’habiller comme on l’entend - ont pris de nouvelles
dimensions. De même la torture des prisonniers, la disparition de centaines de citoyens, et les accusations contre les opposants politiques, sous des justifications frauduleuses
comme “espionnage pour le compte de l’occupant” ou “soutien au terrorisme”. Ces accusations servent seulement à terroriser les masses et à éliminer
les opposants. La condition des femmes est détérioré,
les violences contre leurs droits ont
considérablement accru. Dans beaucoups de parties du pays, des lois
imposent un statut inférieur aux femmes et les confinent
au foyer. Toutes ces
conditions placent le peuple
d’Irak au bord d’un futur redoutable.
Le terrorisme
ne peut être
combattu par le terrorisme. La confrontation avec celui-çi
est une
confrontation politique et sociale
plutôt que militaire. Des millions d’irakiens
sont victimes de cette guerre qui oppose l’Amérique,
l’Islam politique, et les restes du
parti Baas. Le peuple
d’Irak n’a aucun intérêt dans
cette guerre. Cependant,
il continue à la payer par son sang.
La continuation de cette
situation appronfondie chaque
jour la crise économique et politique et menace chaque secteur de la société des conflits tribaux, nationalistes et sectaires. Les factions belliscistes
veulent étendre à toute la société
irakienne ce qui se passe à Najaf,
Falluja et Samraah - elles prévoient de généraliser le meurtre de civil,
la destruction de la société civile
et la violation des droits civiques.
Nous, les partis, syndicats, organisations professionnelles
et de femmes, nous annonçons à la société irakienne notre responsabilité. Nous éxigeons la sécurité, la prospérité et une vie décente
pour tous ceux qui vivent en Irak, quel que soit
leur sexe, leur nationalité, leurs affinités religieuses, politiques et idéologiques.
La reconstruction des institutions sociales, qui assureront la sécurité, les droits sociaux et les libertés politiques, qui assureront les prérequis essentiels à la vie, est la tâche de toutes les forces intéressées dans la défense de l’humanité. Nous nous engageons
à appliquer les principes mentionnés
dans ce document. Nous nous engageons à respecter la feuille de travail
[voir ci-dessous - NdT] présentée à cette conférence.
Nous accceptons de travailler pour agrandir le front
de la reconstruction de la société civile en en appelant
à d’autres partis, qui n’étaient pas présents à cette
conférence.
Signataires : Parti
de l’Union Démocratique Chaldéenne, Parti de la Solution Démocratique Kurde, Parti Communiste-ouvrier d’Irak, Parti de la Construction Démocratique, Mouvement de la
Gauche Démocratique, Assemblée
Libre Démocratique,
Institution de l’Irak Libre,
Centre de Défense des droits
de l’enfant au Kurdistan, Alan Center
for Democratic Culture, Association de Défense des Familles Sans-abri de Bassora, Réseau des représentants à l’étranger de l’Union des Chômeurs d’Irak, Organisation
pour la Liberté des Femmes en Irak,
Association pour les Droits des Athlètes,
Union des Chômeurs de Moqdayiah,
Syndicat de la South Gas Company, Fédération
des Syndicats Ouvriers de Moqdayiah, Union des Chômeurs de Bassora, Syndicat de l’Electricité et de la Distribution de Bassora,
Syndicat des Comptables, Fédération des Conseils Ouvriers et Syndicats d’Irak, Dr. Ali Dawood Salom, spécialiste de droit international, Wsam Shakir Hamid, médecin
praticien, Rashid Tawfiq
Abdul Qadir, ingénieur, Shahab Ali Shahad
ANNEXE : Feuille de travail (
Cette feuille de
travail est présentée
par la conférence de défense
des droits civils des
masses d’Irak contre l’actuel conflit terroriste et la menace des conflits
nationalistes et sectaires,
première étape pour reconstruire
la civilité de la société irakienne.
La crise politique et la difficile
situation de la vie quotidienne des masses : En réalité, la société irakienne est aujourd’hui empêtrée dans un scénario noir. L’un des dangereux aspects de cette
situation est l’insécurité, qui est présente dans la société entière. Le conflit terroriste avec l’Amérique d’une part et l’Islam politique,
et les restes du régime Baas d’autre part, menace
les droits des citoyens, et
ôte quotidiennement la vie à un grand nombre de ces derniers. Le cauchemard des conflits nationalistes, sectaires et tribaux représentent
un danger énorme et continuel,
qui menace les vies et les droits des masses.
Les tâches des forces humanistes.
Par conséquent, nous, les
participants à cette conférence, croyons qu’il est de notre
responsabilité, et de la responsabilité
de tous les humanistes, amoureux de la liberté, de tous le peuple moderne, de prendre des mesures effectives et immédiates
pour protéger les vies, la tranquilité
et la surêté des citoyens
et leurs droits civils, contre l’atmosphère de terrorisme et la
menace des conflits réactionnaires.
Nous annonçons les points suivants comme le cadre de base
qui doit être consolidé comme une garantie à
cet égard.
Nous appelons de cette conférence tous les partis et groupes politiques
à prendre leur responsabilité et à lutter avec nous
pour consolider les points suivants.
Buts pratiques
urgents. Poursuivant cette perspective et cherchant à prendre toutes
les mesures nécessaires
pour en finir avec la souffrance
des masses, nous appelons tous les partis, organisations de
masses et institutions civiles et progressistes
à lutter et à participer activement
pour réaliser les buts suivants :
Interdiction de toutes les formes d’activité terroriste. Bombarder des quartiers civils, tuer et
attaquer des civils, sous n’importe quel prétexte, et par n’importe quelle force en présence, est fermement
condamné et dénoncé.
Interdiction d’attaquer
et de violer les droits civils des masses, d’arrêter et de torturer des civils.
De telles actions, commises
par n’importe quelle force
en présence et sous n’importe quel prétexte, sont fermement condamnées et dénoncées. Les vies
et les droits des citoyens doivent être protégés en toutes circonstances. Personne n’a le droit d’enfreindre
ce principe
dans aucune circonstance particulière. Interdiction
des pratiques inhumaines contre les femmes, encouragement aux femmes pour rejoindre les institutions éducatives
et pour assurer leurs droits au travail.
Les villes doivent être débarrassées
des armes et toutes les forces armées et quartiers généraux doivent être expulsés
hors des villes et des lieux
de vie et de travail des masses. Seuls les offices politiques et leurs
gardes, avec des forces spéciales
chargées de protéger les citoyens, doivent rester dans les villes.
Interdiction de toutes
les pratiques et mesures
qui peuvent créer ou intensifier les haines nationalistes, sectaires et tribales ;
qui peuvent être sources de
conflits sectaires, nationalistes et tribaux. De telles pratiques et mesures sont condamnées ; elles intensifient le danger de conflits réactionnaires mortels.
Toutes les
forces politiques doivent
observer les principes et
standards politiques dans leur régime intérieur.
Pleine et inconditionnelle liberté politique, liberté d’activité politique et partisane, liberté d’établir des partis et des organisations politiques
et professionnelles, liberté
d’expression, liberté de manifester et de protester. Ces libertés doivent être considérées comme les droits basiques des masses ; aucune force ne peut les violer, sous aucune excuse. Interdiction
de forcer la population à rejoindre
un groupe politique, en échange d’un emploi ou d’une
promotion.
Les médias de l’Etat et des partis politiques doivent être utilisés pour favoriser la conscience des masses et les encourager à participer à
la vie politique, et à prendre elles-mêmes les décisions ;
et aussi pour dévoiler toutes les formes de terrorisme : le terrorisme d’Etat ou le terrorisme
pratiqué par des groupes politiques. Ils
doivent être utilisés pour élever le statut et la valeur de l’être humain. Interdiction de toute violation contre les valeurs humaines en toute circonstance par tout média écrit ou
audiovisuel.
Etablissement d’une liaison et d’un
comité d’observation : pour assurer la
communications de tous les parties participantes. Les tâches de ce comité peuvent
être résumées ainsi :
1. Exposer toute infraction commise par un parti quelconque
par rapport aux points mentionnés précedemment.
2. Mettre en place des
plains et des campagnes avec
les autres partis pour
observer de telles violations.
3. Décider des réunions nécessaires pour établir des plans d’action.